Depuis 1978
Une maison, trois générations,
un village
À Saint-Paul-de-Vence, une famille peint la Provence depuis bientôt cinquante ans.
Voici notre histoire.
Depuis 1978
À Saint-Paul-de-Vence, une famille peint la Provence depuis bientôt cinquante ans.
Voici notre histoire.
Tout commence par une maison, place de la fontaine. Cinq étages, une pièce par niveau, une trappe et une échelle reliant le salon à la boutique — et une famille qui, génération après génération, n'a jamais cessé de peindre.
C'est moi Maeva, fondatrice d'Evaïa. Voici mon histoire.
1962
En 1962, mes grands-parents, Claude et André, achètent une maison de village à Saint-Paul de Vence, sur la place de la Grande Fontaine. Une maison sans eau courante ni électricité.
Elle sera le lieu du futur atelier de ma grand-mère.
Cinq étages, une pièce par niveau : la boutique au rez-de-chaussée, le salon relié à la boutique par une trappe et une échelle, l'atelier de peinture, la chambre des enfants, puis celle de mes grands-parents sous les toits.
1978
En 1978, ma grand-mère Claude ouvre au rez-de-chaussée une boutique de peinture sur faïence et porcelaine. Elle y transmet son savoir-faire à mon père, Jean-Louis, qui rejoint alors l'atelier familial.
De cette transmission naît une vocation à deux : à partir du début des années 1980, Jean-Louis et Florence, ma mère, prennent ensemble la suite de l'atelier — et ne le quitteront plus.
Sur cette carte postale de la fontaine, l'homme qui la nettoie n'est autre que mon grand-père André.
Années 1980–1990
Sur la poutre en bois de la boutique, deux chattons sculptés à la main par ma grand-mère. Sur l'enseigne, un chat forgé dans le fer. Sur chaque pièce peinte, une signature discrète : un petit chat dessiné à la main.
L'enseigne en fer forgé, façonnée à la main — le chat s'y devine en toutes lettres.
Une des premières assiettes peinte par Claude.
Signature peinte à la main par Claude.
Ce clin d'œil n'a rien d'un hasard — c'est un jeu de mots sur notre nom, l'anagramme de Tholance, devenu au fil des générations la signature silencieuse de tout ce que la famille façonne.
Début des années 1990
Au début des années 1990, mes parents font construire une maison à Vence, à quelques minutes de Saint-Paul. Deux fours à céramique y sont installés : c'est désormais là que naissent les pièces peintes par Florence et Jean-Louis.
La boutique de Saint-Paul, elle, reste fidèle à sa vocation première — accueillir les visiteurs et présenter, saison après saison, les créations de l'atelier.
Ma propre histoire
Une aquarelle peinte par ma grand-mère Claude : moi, enfant, sur le chemin qui monte vers le village.
Adolescente, je passais mes étés à peindre en atelier : de petits raviers, des boîtes à bijoux, des motifs floraux provençaux — cuits dans les fours familiaux, vendus en boutique aux côtés des œuvres de mes parents.
Puis mon chemin a bifurqué. Des études d'ingénieure en électrochimie et énergies renouvelables, quelques années à Philadelphie et à Chicago, un retour en France à Sophia Antipolis, puis quinze ans à l'ADEME — les quatre dernières comme cheffe du service Transports et Mobilité.
En février 2026, j'ai quitté l'ADEME. Mon père venait de me souffler une idée : reproduire en série, sur porcelaine, les aquarelles que mes parents peignent depuis toujours. Evaïa était née — un retour aux sources, vers le métier que la famille pratiquait déjà, vingt-cinq ans durant, avant de se consacrer à l'aquarelle sur papier.
Le manifeste
"De la terre naît la porcelaine. De la porcelaine naît la beauté. Gaïa vous offre la beauté, Evaïa l'apporte sur votre table. Trois générations d'une même maison, un héritage qui tient dans le creux de la main."
Le carnet Evaïa
Nouvelles collections, coulisses de l'atelier, art de vivre méditerranéen.